Intervention de Ernestine Ronai

Réunion du 27 mars 2013 à 18h00
Délégation de l'assemblée nationale aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes

Ernestine Ronai, responsable de l'Observatoire des violences envers les femmes du conseil général de la Seine-Saint-Denis, coordinatrice nationale de la lutte contre les violences envers les femmes au sein de la Mission interministérielle pour la protection des femmes victimes de violences :

Je ne pense pas que le coût soit l'élément déterminant. Qu'elle porte sur les atteintes aux biens ou sur les atteintes aux personnes, la formation initiale d'un auditeur de justice coûte le même prix. En outre, ce n'est pas la formation des formateurs qui ruinera le budget de l'État. Je pense qu'il s'agit d'un problème de prise de conscience dans notre société : la problématique des violences faites aux femmes doit être intégrée dans toutes les formations initiales, ce qui à mon sens sera moins coûteux que de faire intervenir des associations ou des organismes de formation par la suite.

Mme Vallaud-Belkacem a expliqué très justement pourquoi elle a choisi d'écarter le bracelet électronique. Le principe de ce dispositif anti-rapprochement est de garantir une certaine distance entre Monsieur et Madame par GPS interposés, mais ils restent en relation « dans leur tête », alors que l'objectif est d'aider Madame à sortir de l'emprise. En outre, dans les trois lieux où devait avoir lieu l'expérimentation, aucun bracelet n'a été mis en place car aucun homme n'était condamnable à une peine d'emprisonnement correspondant au seuil pour lequel le dispositif s'applique.

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