La parole est à M. Philippe Gomes.M. Philippe Gomes. Je le reprends. Je suis totalement favorable à cet amendement.
La Cour des comptes a rappelé que, dans notre pays, l'impact de l'origine sociale sur les résultats des élèves est deux fois plus élevé que dans les meilleurs systèmes européens et je partage évidemment tout ce qui a été dit par le ministre ainsi que par M. Belot.
Dans ma région, 10 000 personnes vivent dans des squats, qui n'ont souvent ni électricité ni eau. Je ne vois pas comment on peut y faire des devoirs. Sans compter les 20 %, voire 25 % de logements sociaux qui accueillent deux ou trois familles à la fois, tous les enfants étant alors dans la rue.
Les devoirs et les leçons doivent absolument être faits pendant le temps scolaire. C'est l'une des conditions du rétablissement de l'égalité des chances, c'est l'une des conditions pour que l'école ne continue pas à conforter les inégalités de naissance, et cet amendement a donc toute sa pertinence.
Si le règlement me le permet, et afin de prendre en compte une observation du rapporteur, je propose de supprimer le membre de phare qui pourrait poser problème : « ne doit pas être effectué au domicile de l'enfant, mais ».