Cet amendement tend à instaurer l'obligation pour tout vendeur d'assurance accessoire de mentionner au consommateur son niveau de commissionnement pour chaque assurance vendue. Il s'agit d'introduire plus de transparence dans les relations entre les vendeurs d'assurances accessoires et les consommateurs, et ainsi d'éviter les conflits d'intérêt qui pourraient leur être préjudiciables.
La connaissance par le consommateur du niveau de commissionnement permettrait, par le jeu de la concurrence, de ramener le commissionnement à un niveau raisonnable, ce qui induirait un effet d'amélioration de la qualité des assurances accessoires ainsi qu'une baisse du montant des primes.
Une enquête a été récemment menée par une association de consommateurs dans toute la France. Elle a démontré que le tarif des assurances des moyens de paiement, petites assurances qui équipent au moins 55 % des consommateurs, n'est en aucun cas corrélé au risque réel couvert. Il semblerait que ces assurances représentent pour les banques une rentabilité de 94 %.