Les nouveaux anticoagulants oraux montent en charge très rapidement, remplaçant les anti-vitamine K. Or, l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a souligné qu'il n'y a pas d'argument pour changer le traitement d'un patient stabilisé sous anti-vitamine K. En outre, les essais cliniques des anticoagulants ont été faits sur des patients jeunes, alors qu'ils sont prescrits la plupart du temps à des personnes âgées. Ils comportent des contre-indications graves, en particulier en cas d'insuffisance rénale, même légère. Or, les examens de la fonction rénale ne sont souvent pas réalisés. Sur trois médicaments, le plus prescrit est celui qui a le dosage le plus faible, probablement dans le but de limiter les risques. Mais dans ce cas, remplit-il sa fonction ?