Intervention de David Appia

Réunion du 11 décembre 2013 à 9h30
Commission du développement durable et de l'aménagement du territoire

David Appia, président de l'Agence française pour les investissements internationaux, AFII :

À la question de savoir si le poids des charges sociales bloque aujourd'hui les décisions d'investissement en France, je répondrai par la négative. Au cours de la période récente, nous avons enregistré en moyenne 700 décisions nouvelles d'investissement étranger par an, créatrices de 25 000 à 30 000 emplois. Lorsqu'il procède à ses choix de localisation, l'investisseur se fonde sur un grand nombre de paramètres, parmi lesquels le coût du travail figure au côté de la productivité horaire, la qualité des infrastructures, le dynamisme du marché ou encore la localisation du site projeté.

Dans ce cadre, la France bénéficie d'atouts multiples, qui compensent certains éléments moins favorables. Une étude publiée régulièrement par le cabinet KPMG, portant sur les coûts d'implantation et d'exploitation dans différents pays, classe toujours la France à une excellente position au sein de l'OCDE.

L'attractivité de notre pays, mesurée par les investissements étrangers créateurs d'emploi, demeure solide. Au sein de l'Union européenne, notre pays occupe la première place pour ce qui concerne la logistique et les activités industrielles. Selon le cabinet Ernst & Young, la France était même, en 2012, la première destination européenne pour les investissements créateurs d'emploi portés par des entreprises américaines. Il n'en demeure pas moins que 2013 s'annonce comme une année de tassement des intentions d'investissement. Si les chiffres définitifs ne sont pas encore connus, je note qu'en moyenne, douze entreprises étrangères décident chaque semaine d'investir dans notre pays.

Dans le respect des règles de l'Union européenne, nous soutenons de tels investissements dans le cadre de zones à finalité régionale, avec l'appui de la DATAR. En 2012, les nouveaux projets qui se sont portés en France ont d'ailleurs concerné, pour 20 % d'entre eux, de telles zones.

Outre la promotion, la prospection et l'accompagnement, l'agence contribue à la recherche de repreneurs pour des sites en difficultés. Depuis 2008, nous sommes très régulièrement sollicités à cette fin et avons, plus d'une centaine de fois, approché des entreprises étrangères pour leur proposer de telles reprises, permettant la préservation de centaines d'emplois.

La coopération avec les agences régionales de développement économique s'est récemment renforcée et structurée. La signature de conventions renouvelées avec chacune de ces agences est actuellement en cours, qui doit permettre de renforcer les synergies et d'améliorer l'efficacité du système de soutien à nos entreprises.

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