Intervention de Michel Destot

Réunion du 8 janvier 2014 à 10h00
Commission des affaires étrangères

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaMichel Destot :

La question que vient de poser M. Quentin est très importante. En effet, l'action internationale de la France ne se limite pas à celle de l'État. C'est aussi celle des entreprises, des collectivités territoriales, des associations et des ONG. D'ailleurs, ces différents acteurs abordent certains pays, notamment africains, en ordre dispersé – pour dire le moins. Cela nuit à la visibilité et à l'efficacité de notre diplomatie.

La création d'ambassadeurs régionaux est parfois évoquée. À l'instar de M. Bacquet, je souhaite que l'on recherche la cohérence et la coordination. Or, nous disposons déjà d'ambassadeurs bilatéraux, de nombreux ambassadeurs itinérants et de représentants spéciaux pour la diplomatie économique – qui font d'ailleurs du bon travail. Quelles seront les fonctions exactes de ces ambassadeurs régionaux ? En matière de diplomatie économique, l'approche régionale est-elle la bonne ? Ne convient-il pas plutôt de tenir compte de la diversité des pays, de leur niveau de développement et de la taille des marchés ? Ce qui vaut pour la Chine, le Brésil et l'Inde ne vaut pas pour le Vietnam, le Chili et l'Indonésie. D'autre part, les PME et les ETI – j'ai moi-même dirigé une PME dans le passé – ne peuvent pas aborder les marchés de la même manière. Il ne faudrait pas mettre en place, sur la base d'un raisonnement purement conceptuel, un dispositif analogue aux préfets de région qui ne correspond guère aux réalités internationales.

Aucun commentaire n'a encore été formulé sur cette intervention.

Inscription
ou
Connexion