Intervention de Martine Faure

Séance en hémicycle du 11 février 2014 à 9h30
Questions orales sans débat — Moyens alloués aux unités pour malades difficiles

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaMartine Faure :

Madame la ministre des affaires sociales et de la santé, en décembre dernier, au sein de l’unité des malades difficiles de l’hôpital psychiatrique de Cadillac, en Gironde, une infirmière a été violemment agressée et gravement blessée par un patient. Les personnels ont alors dénoncé de nombreux dysfonctionnements, tels que le manque d’infirmiers et d’aides-soignants, dysfonctionnements qui avaient déjà été soulignés, depuis la mise en place d’un plan de retour à l’équilibre en 2012. La diminution des moyens alloués à l’hôpital de Cadillac a entraîné le gel de quatre lits au sein de l’UMD – alors même que quatorze patients étaient en attente d’admission – et le gel de vingt-huit postes sur l’ensemble de l’établissement.

Cette baisse des moyens en psychiatrie générale, et tout particulièrement en UMD, induit une mise en danger potentielle du personnel soignant et une dégradation des soins.

L’agression du mois de décembre est ressentie comme une conséquence directe du manque de moyens humains. Je salue les enquêtes diligentées par les directeurs d’établissement et l’Agence régionale de santé, l’une en interne et l’autre plus globale, sur l’évaluation du service. Néanmoins, les représentants des personnels soignants, auxquels je m’associe pleinement, souhaiteraient également une enquête de l’inspection générale des affaires sociales.

Sont ainsi posés le problème plus général de l’évaluation permanente, indépendante et rigoureuse des établissements psychiatriques en France, et tout particulièrement des UMD, et celui du personnel nécessaire au sein de ces unités. Pouvez-vous, madame la ministre, nous éclairer sur les intentions du Gouvernement en la matière ?

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