Intervention de Pascale Got

Séance en hémicycle du 25 février 2014 à 21h30
Questions à la ministre de l'artisanat du commerce et du tourisme

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaPascale Got :

Madame la ministre, la politique touristique européenne est une politique plutôt jeune, puisqu’elle existe depuis le traité de Lisbonne. Pour faire simple, elle vise à appuyer, coordonner et compléter les actions des États membres et des régions, en vue de maintenir l’Europe au premier rang des destinations touristiques mondiales.

Si la France est un poids lourd du tourisme en Europe et dans le monde, il faut reconnaître qu’elle a tendance à reculer, notamment en matière de recettes, car elle n’a peut-être pas saisi les opportunités offertes ces dernières années par l’Europe – je vous pose la question, madame la ministre. On pourrait peut-être déplorer la quasi-absence de la France dans le projet « tourisme pour tous » dénommé Calypso, le retrait d’Atout France de la commission européenne du tourisme, ou encore l’absence de participation de notre pays à la création de plates-formes technologiques européennes visant à instaurer un véritable marché touristique domestique européen.

Certes, madame la ministre, je reconnais que les choses sont en train de changer depuis quelques mois. Contrairement au gouvernement précédent, l’actuel gouvernement a pris conscience de l’importance de l’échelon européen en matière touristique. Cet intérêt a été plus marqué s’agissant des plates-formes technologiques, des rapports relatifs à la lutte contre la fracture touristique et au développement de l’emploi touristique, ou encore de la participation des services européens dans le cadre des assises du tourisme. Toutefois, la voix de la France au sein de l’Union européenne pourrait certainement être plus forte, compte tenu du potentiel économique de notre pays en matière de tourisme, un secteur qui pourrait résister à la crise. Aujourd’hui, cette prise de conscience n’est pas totale : ainsi, pour la mobilisation des fonds européens, notre pays n’arrive qu’en sixième position, après l’Allemagne, le Royaume-Uni et la Suède.

Madame la ministre, en tant que première destination mondiale, la France a toute la légitimité pour soumettre à la nouvelle Commission européenne des propositions fortes en matière de tourisme. C’est pourquoi je souhaite savoir comment se traduit concrètement la participation de la France au sein de l’Union européenne, et connaître les propositions que vous pourriez faire pour construire une véritable Europe du tourisme.

Aucun commentaire n'a encore été formulé sur cette intervention.

Inscription
ou
Connexion