Intervention de Anne-Marie Ducroux

Réunion du 14 mai 2014 à 9h30
Commission des affaires culturelles et de l'éducation

Anne-Marie Ducroux, présidente de la section de l'environnement du Conseil économique, social et environnemental :

Je vous remercie vivement, mesdames et messieurs les députés, pour l'intérêt que vous manifestez à ce sujet, comme en témoigne la maturité de vos questions. J'en ferai part à la section de l'environnement et au président du Conseil, M. Jean-Paul Delevoye.

Pour ce qui est du consensus auquel nous parvenons dans nos débats, c'est bien le rôle de la section environnement que de faire bouger les lignes et de rapprocher les points de vue pour aider les parlementaires et le gouvernement à prendre des décisions. Lorsque nous avons établi le premier avis sur la biodiversité, peu de conseillers avaient mesuré la dimension stratégique du sujet. Les débats ont été vifs au sein de la section, et si nous parvenons à des formulations consensuelles, toute idée est discutée et rien n'est anodin. Tout ce que nous écrivons, à la virgule près, fait l'objet de discussions.

S'agissant du débat sur l'environnement et le développement durable, souvenons-nous que c'est l'alerte adressée par la société civile à propos de l'environnement qui a donné lieu au Sommet du développement durable. C'est bien l'environnement qui, historiquement, nous a amenés à nous interroger sur les interactions avec les autres domaines. Nous nous sommes appuyés sur cette chronologie pour fonder notre avis. Nous avons étudié les références historiques et juridiques de la loi pour la refondation de l'école, notamment les amendements que vous avez mentionnés.

S'agissant de la géo-ingénierie, nous présentons cet après-midi même un avis sur le sujet en réunion plénière. C'est en effet l'une des solutions que nous pourrions envisager. Nous n'avons pas écarté la possibilité de poursuivre les recherches, mais nous n'avons pas retenu la géo-ingénierie comme une priorité, ni sur le plan des actions à entreprendre ni sur le plan des investissements, car l'adaptation climatique exige que nous tenions compte des besoins existants.

Je remercie M. Philippe Martin qui a pris la balle au bond lorsque nous avons présenté cet avis. Votre collègue fut l'artisan de la transformation de la plateforme d'initiatives et de sa reprise par le ministère de l'écologie, ce qui a permis à nos recommandations de prendre vie et de se concrétiser. Dans tous nos débats, nous constatons que les acteurs de l'environnement souhaitent que leurs initiatives et les actions soient valorisées. Ils ont besoin d'être encouragés. Il faut savoir conjuguer la part qui revient aux lois, souvent trop peu appliquées, et les dispositifs d'encouragement et de valorisation des efforts.

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