Intervention de Yannick Favennec

Séance en hémicycle du 9 novembre 2012 à 9h30
Projet de loi de finances pour 2013 — Action extérieure de l'État

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaYannick Favennec :

En revanche, nous notons avec inquiétude la baisse de 15 % sur trois ans de certaines dépenses liées au programme « Action de la France en Europe et dans le monde », ainsi que la diminution des crédits alloués au programme « Diplomatie culturelle et d'influence ».

Vous prévoyez, à travers cette mission, de poursuivre la modernisation du réseau culturel et la mise en place pleinement effective des opérateurs de diplomatie d'influence dont font partie l'Institut français et Campus France. Or, cet objectif semble en contradiction avec les moyens attribués à ce programme. La dotation accordée à l'Institut français passe de 49 millions d'euros en 2012 à 42 millions d'euros pour 2013. Cet opérateur institué en 2011, qui fusionne les services d'action culturelle et de coopération avec les établissements à autonomie financière est pourtant un acteur important de la promotion de l'influence culturelle et intellectuelle de la France, à laquelle nous sommes tous très attachés.

En second lieu, je souhaite reprendre l'une des préconisations de mon collègue Philippe Folliot en commission élargie, et dont vous avez reconnu l'intérêt : celle de faire contribuer davantage l'Union européenne qui fournit une aide importante au développement de certains États sans en faire bénéficier ses propres États membres.

Aujourd'hui, les règlements communautaires interdisent à l'Union européenne de financer la rénovation ou la construction de nouveaux établissements scolaires, qu'il s'agisse de l'Alliance française, du British Council ou du Goethe-Institut. Or, le budget européen devrait pouvoir servir à renforcer l'influence des pays membres de l'Union par le biais de l'excellence éducative.

Plus généralement, monsieur le ministre, la mission « Action extérieure de l'État » résulte avant tout, selon le groupe UDI, d'un choix politique : celui de faire ou non vivre notre vision du monde, celui des principes et des intérêts que nous entendons défendre à l'extérieur. Or, la politique menée ces six derniers mois par votre gouvernement n'est pas à la hauteur, que ce soit en matière européenne ou étrangère.

Pour ces raisons, nous voterons contre les crédits de la mission « Action extérieure de l'État ». (Applaudissements sur les bancs du groupe UDI.)

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