Intervention de Estelle Grelier

Réunion du 16 décembre 2014 à 17h15
Commission des affaires européennes

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaEstelle Grelier :

Certes, la matière financière est ardue, mais le désamour pour l'Union européenne gagnant du terrain, les institutions européennes qui mettent ces politiques en oeuvre gagneraient à les rendre plus immédiatement intelligibles. Cela vaut particulièrement pour le mécanisme de surveillance unique, auquel les citoyens européens peuvent se rallier. J'étais membre du Parlement européen à l'époque où l'on débattait de l'union bancaire et de l'union monétaire, et j'ai constaté qu'un moment vient où les élus supposés relayer les décisions prises auprès de l'opinion publique et les superviseurs ne se comprennent plus. C'est une esquive de dire que ces choses sont complexes : il est nécessaire et urgent de s'appliquer à expliquer de manière compréhensible vers quoi l'on tend au lieu de se complaire dans un langage technocratique dont on sait qu'il a contribué à éloigner les citoyens de l'idée européenne. Je ne critique pas ce que vous faites, madame, j'en appelle à ce que des mécanismes compliqués soient expliqués clairement et de ce point de vue, votre exposé m'a quelque peu troublée.

Sur un autre plan, certains observateurs considèrent que lors du G20 qui s'est tenus en Australie, les Européens se sont fait hara-kiri pour ce qui est des critères définissant la capacité d'absorption des pertes des banques défaillantes. Je n'ai pas tout compris des explications à ce sujet, peut-être parce que ma maîtrise de l'anglais n'est pas suffisante, tout cela étant rédigé en cette langue. De ce point de vue aussi, il est véritablement indispensable de tout faire pour rendre intelligible ce qui ne l'est pas, singulièrement quand on parle d'un sujet qui pourrait susciter l'enthousiasme de nos concitoyens.

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