Intervention de Jérôme Lambert

Réunion du 16 décembre 2014 à 17h15
Commission des affaires européennes

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJérôme Lambert :

L'action de l'Union européenne à ses frontières a été très présente pendant ces deux jours de débats.

Comme sur la question de la politique économique, une forte division Nord-Sud a pu être observée sur ces sujets lors de nos discussions.

La présidence italienne a longuement insisté sur la nécessité de construire une politique d'asile et d'immigration intégrée, rappelant le fardeau supporté par l'Italie, la Grèce et Chypre. J'ai également fait une mission il y a quelques mois en Bulgarie, et je tiens à souligner que la pression migratoire est également très importante à la frontière bulgaro-turque.

Elle a également exprimé ses fortes inquiétudes quant à la situation dans le monde arabe, et sa volonté de mener une politique de voisinage en Méditerranée forte, fondée sur un pilier « culturel et amical » et un pilier « économique et commercial ».

Mme Lolita Cigane, présidente de la Commission des affaires européennes du Parlement Letton, a demandé à ce que les deux fronts de la politique de voisinage ne soient pas opposés, rappelant que tous les États membres, aussi éloignés soient-il du Proche Orient, doivent se sentir concernés par l'émergence de Daech.

Toutefois, les relations avec la Russie et avec les pays du partenariat oriental restent une priorité affichée pour la Pologne et les Pays Baltes, qui souhaitent qu'une perspective d'adhésion soit offerte aux voisins de l'Union. Ces questions seront au centre de la présidence lettone le semestre prochain.

Au cours du débat sur la politique européenne de voisinage, j'ai souligné que les difficultés de cette politique sont liées à un manque de solidarité mais également à un manque de compréhension historique et culturelle de nos voisins. J'ai également rappelé notre attachement à la construction d'une Europe de la défense et à la définition d'une politique étrangère ambitieuse et distincte de celle des États-Unis.

Comme l'a très justement relevé la présidence italienne, la politique de voisinage ne peut pas être un patchwork représentant les positions des différents États membres et doit gagner en cohérence : au vu des positions exprimées par les différentes délégations, un chemin important reste à faire.

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