L’école est aussi en première ligne pour répondre à une autre question. En effet, même là où il n’y a pas eu d’incident, il y a eu de trop nombreux questionnements de la part des élèves. Nous avons tous entendu des phrases telles que : « Je soutiens Charlie, mais… », ou encore : « C’est deux poids deux mesures : pourquoi défendre la liberté d’expression ici, mais pas là ? ». Ces questions nous sont insupportables, surtout lorsqu’on les entend à l’école, qui est chargée de transmettre des valeurs.
Nous devons nous interroger sur notre capacité à transmettre des valeurs. C’est ce que le Premier ministre a fait devant les recteurs hier ; c’est pourquoi je mobilise l’ensemble de la communauté éducative, afin de répondre, non pas seulement par des discours, mais aussi par des actes forts.
Le 15/01/2015 à 12:17, laïc a dit :
"Ces questions nous sont insupportables"
A vrai dire, pour un esprit laïc, aucune question n'est insupportable. La laïcité aime la science, la science aime la recherche, et la recherche aime les questions. Ne pas répondre au défi du questionnement, c'est encore faire le lit de l'intégrisme. Rappelons-nous le témoignage de Primo Lévi arrivant dans un camp de concentration et, demandant au gardien "Pourquoi ?", il lui fut répondu "Ici, il n'y a pas de pourquoi". Nous n'aimerions pas que l'école reproduise le même genre de réponse et le même genre d'évitement de la réflexion, réflexion qui est la base de notre civilisation.
Vous trouvez ce commentaire constructif : non neutre oui