Intervention de François Rochebloine

Réunion du 4 février 2015 à 16h00
Commission des affaires étrangères

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaFrançois Rochebloine :

Comme François Loncle, je suis heureux de vous retrouver ici, madame et monsieur les ambassadeurs. Nos échanges, madame Shahid, remontent à une vingtaine d'années. La situation n'a malheureusement guère changé mais votre dynamisme est intact !

Il y a urgence, vous l'avez dit, à régler le conflit. Pourriez-vous à cet égard nous dire quelques mots sur la situation dans la bande de Gaza ? Le ministre des affaires étrangères Hervé de Charette, à l'époque où je m'y étais rendu, l'avait qualifiée de « prison à ciel ouvert ». Les images que nous voyons aujourd'hui ne peuvent que le confirmer.

Quant au mur de séparation, on pourrait le qualifier de « mur de la honte ». Sa construction se poursuit-elle ? Je me rappelle quelle joie fut pour moi la chute du mur de Berlin !

Quelle est votre sentiment, madame l'ambassadeur, sur l'extension des colonies ? À n'en pas douter, c'est un obstacle au règlement du conflit.

Certains imputent l'absence de règlement aux difficultés entre le Fatah et le Hamas. Quelles sont aujourd'hui les relations entre les deux mouvements ?

Je me réjouis que l'Assemblée nationale ait adopté une résolution invitant la France à reconnaître l'État de Palestine. Même si, au sein de mon propre groupe, il y a eu des divergences, je crois que nous avons accompli là un acte de paix.

Il est un peu inquiétant, monsieur l'ambassadeur, que vous n'attendiez rien du résultat des élections en Israël. Lorsque les électeurs peuvent s'exprimer, cela ne peut-il pas changer quelque chose à la situation ?

Vous affirmez aussi ne rien attendre des protagonistes sur le terrain. « La paix sera imposée ou ne sera pas », dites-vous. Il faudrait donc contraindre les Américains à le faire car, dites-vous encore, la situation est mûre. Si je vous entends bien, il incombe à l'Europe d'exercer cette contrainte.

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