Je crois qu’il faut dire les choses telles qu’elles sont.
Par ailleurs, vous faites référence à l’actualité et à toute une série de procès. Là encore, je voudrais rappeler la réalité et les chiffres : une condamnation l’année dernière, deux renvois aux assises cette année et plus de vingt dossiers en cours d’instruction, qui seront donc jugés. Il n’y a donc pas lieu de faire état de je ne sais quelle impunité : le Gouvernement français est parfaitement objectif dans cette affaire et l’impunité n’a pas lieu d’être.
Enfin, je voudrais rappeler un élément, qui sort peut-être de notre sujet mais qui est intéressant pour l’avenir : vous savez que nous nous mobilisons pour empêcher à l’avenir les génocides. En ce sens, nous sommes la seule puissance membre permanent du Conseil de sécurité – rejointe par d’autres, je l’espère – qui propose que les cinq membres permanents du Conseil de sécurité renoncent volontairement à leur droit de veto en cas d’atrocités de masse. Cela dit assez la détermination du Gouvernement français.