Intervention de Rémi Pauvros

Réunion du 24 mars 2015 à 17h15
Commission des affaires européennes

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaRémi Pauvros :

Les Russes ne se montrent guère rapides dans la manoeuvre pour appliquer l'accord de Minsk 2 : un certain nombre d'armes lourdes n'ont pas été retirées, les combattants restent trop présents et les prisonniers n'ont pas été libérés. Mais les Ukrainiens font aussi des difficultés : ils ont certes adopté, le 17 mars, la résolution délimitant le territoire qui sera soumis à statut spécial, mais en évoquant des « territoires occupés », ce qui ajoute des tensions, et en réclamant que ceux-ci soient libérés immédiatement, afin de pouvoir y organiser les élections locales prévues.

Par ailleurs, le Président Porochenko sollicite le soutien de la France à la mise sur pied d'une mission de maintien de la paix sous mandat des Nations unies. Or Moscou n'accepterait cette opération que si les séparatistes étaient associés aux discussions, exigence évidemment inacceptable pour Kiev.

Le cessez-le-feu est effectivement plus ou moins respecté, même si des armes lourdes ce sont encore fait entendre, ce week-end, du côté de Donetsk. L'OSCE ne parvient pas à se faire une idée claire des mouvements des deux parties, alors que le trafic de convois russes dits « humanitaires » a augmenté ces derniers mois…

Minsk 2 a le mérite d'exister, il a permis des avancées notables, particulièrement en ce qui concerne les dégâts humains, mais un certain flottement domine. Une nouvelle réunion de suivi de l'accord se tiendra sous peu.

Je vous informe, d'une part, que le groupe d'amitié France-Ukraine de l'Assemblée nationale auditionnera de nouveau l'ambassadeur d'Ukraine, le 31 mars à 18 heures, et, d'autre part, qu'il accueillera une délégation de la Rada – qui vient enfin de constituer son groupe d'amitié Ukraine-France –, certainement dans la seconde moitié de mai.

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