En tant que parlementaire, on ne peut que regretter le caractère restreint de notre débat. J'aurais ainsi aimé répondre à Hervé Mariton, qui s'interrogeait sur l'écart entre croissance réelle et croissance potentielle, qu'il faut bien attendre que les mesures soient mises en place et produisent leur plein effet…
Monsieur le ministre, nous aurons l'occasion de vous interroger à nouveau sur les perspectives ouvertes par ce programme. La pleine intégration du « plan Juncker » au programme de stabilité, par exemple, pourrait permettre d'entrer dans le débat plus vaste du semestre européen.
Ce programme est formulé de façon raisonnable, et il s'aventure loin dans le temps ; j'aimerais néanmoins plus de détails, notamment sur le risque d'une inflation importée, entraînée par une modification de la parité euro-dollar. Méfions de ce que nous dit la Réserve fédérale américaine !
Enfin, la mission d'information sur le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi – CICE – a estimé intéressant d'ouvrir une réflexion sur un éventuel basculement du CICE vers un allégement de cotisations sociales. Or, vous n'évoquez pas cette hypothèse.