Intervention de Manuel Valls

Séance en hémicycle du 8 juillet 2015 à 15h00
Déclaration du gouvernement sur la situation de grèce et les enjeux européens

Manuel Valls, Premier ministre :

Ce n’est pas nouveau, cela a été la position constante de la France. Nous pouvons considérer que ce gouvernement se met en place, mais pas assez vite. Il faut accélérer, en définissant un agenda de convergence économique et sociale, en portant une ambition pour avancer en matière sociale – qu’il s’agisse des salaires ou de la lutte contre toute forme de concurrence déloyale –, en menant une politique économique pour la zone euro, visant à garantir que la monnaie unique sera pleinement au service de la croissance et de l’emploi des pays du nord comme des pays du sud, et en posant la vaste et difficile question, y compris au sein du Parlement, d’une véritable représentativité démocratique.

Tous ces enjeux sont devant nous. Après l’urgence, nous aurons aussi, mesdames, messieurs les députés, à y répondre. La France, comme toujours, devra être et sera à l’initiative pour que l’Europe tienne sa place, avance, reste dans le coeur des peuples et continue de bâtir son histoire.

On s’interroge, au fond, sur la nature et la répercussion de ce débat, en France comme dans les autres pays. J’ai rappelé ce qui nous lie à la Grèce et le fait que nous sommes l’un des pays fondateurs de l’Europe. Après la génération des pères fondateurs de l’Europe et de ceux qui l’ont construite, comme Valery Giscard d’Estaing et Helmut Schmidt, François Mitterrand et Helmut Kohl, notre génération a la responsabilité d’éviter la dislocation de l’Europe. Pour ma part je refuse le fait, lourd sur le plan symbolique, qu’un pays de l’Union européenne, parce que les autres pays en auront fait le choix, quitte la zone euro, ce qui revient, s’agissant d’un pays comme la Grèce, à quitter tout simplement l’Europe.

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