Sur cette question, monsieur Larrivé, je voudrais rappeler des faits extrêmement simples. Rapportés à sa population, la France connaît des flux migratoires tout à fait réguliers au regard des autres pays de l’Union européenne. Ils sont même parmi les plus bas d’Europe, puisqu’ils représentent 0,3 % de notre population. Les chiffres que vous avez cités décrivent des évolutions, non un volume global. Or ce sont au total environ 200 000 titres de séjour qui ont été accordés, soit 0,3 % de la population. Quant au nombre de demandes d’asile, après avoir considérablement augmenté entre 2007 et 2012, il est aujourd’hui en diminution, alors même que la pression migratoire est très forte.
La vérité m’oblige à dire qu’au sein de l’Union européenne, des pays aussi conservateurs que l’Allemagne accueillent beaucoup plus de demandeurs d’asile que la France. L’an dernier, celle-ci a accueilli 130 000 candidats à l’asile sur 200 000, ce qui est considérable par rapport à ce que nous faisons nous-mêmes. Or vous ne cessez de vanter le caractère raisonnable de la politique allemande.