Intervention de Mathieu Hanotin

Séance en hémicycle du 30 septembre 2015 à 15h00
Création architecture et patrimoine — Article 11

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaMathieu Hanotin :

Mon intervention s’inscrit dans la suite de celle de Michel Pouzol. Mme Genevard a évoqué une contradiction entre cet article et la liberté d’expression affirmée par ailleurs. Mais la règle, loin d’opprimer, libère, et que c’est en son cadre que l’on peut trouver son plein épanouissement. En l’absence de règle, la loi du plus fort prime, et dans le domaine musical, c’est celle du plus entendu.

La raison pour laquelle les mêmes chansons reviennent tient au mode de comptabilisation des audiences. De la même façon que l’on retient le nombre de clics sur internet, c’est l’audience instantanée qui importe, plutôt que la durée d’écoute. Il est donc plus intéressant, quitte à ce qu’il zappe ensuite, d’accrocher l’auditeur quelques secondes grâce à un titre qu’il entend régulièrement.

Nous devons poser des règles pour contrer ce qui s’apparente manifestement à une dérive, quand dix chansons cannibalisent le reste de la production. Le secteur est unanime sur ce point, hormis ceux qui y trouvent un intérêt commercial direct, par les revenus publicitaires afférents : les radios privées. Tant l’union des producteurs indépendants que la société civile des producteurs phonographiques, que nous avons auditionnées, se sont exprimées en ce sens, et ce constat revient de façon récurrente. C’est la raison pour laquelle je pense que cet article est pertinent et qu’il convient de le maintenir.

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