Intervention de Manuel Valls

Séance en hémicycle du 18 novembre 2015 à 15h00
Questions au gouvernement — Anticipation des actions terroristes

Manuel Valls, Premier ministre :

qui ont obtenu des résultats, repris des villes, coupé la route entre Mossoul et Rafa. Nous intervenons, nos Mirages et nos Rafales interviennent en Syrie et en Irak.

Nous n’avons pas attendu ces événements pour frapper en Irak ; nous n’avons pas attendu ces événements terribles pour frapper également en Syrie. Mais nous savons que seuls, nous ne pouvons pas gagner cette guerre là-bas et qu’il faut entraîner une coalition. Je rappelais il y a un instant en répondant à Meyer Habib, et le ministre des affaires étrangères également en répondant à la présidente Élisabeth Guigou, la nécessité de cette coalition contre l’ennemi, contre Daech – Daech qui a frappé la Russie : celle-ci a enfin reconnu hier, admis, considéré qu’un avion d’une compagnie russe avait subi un attentat revendiqué par Daech. C’est toute la communauté internationale qui doit se mobiliser.

Pour ce qui nous concerne, en France, nous devons poursuivre, amplifier, approfondir la lutte contre le terrorisme : deux lois antiterroristes, la loi sur le renseignement, une nouvelle loi sur le renseignement actuellement examinée par le Conseil constitutionnel ; des moyens en hommes pour la police, la gendarmerie, nos services de renseignement, nos militaires, les douanes, les services pénitentiaires ; des moyens en investissement, car il est essentiel que nous puissions investir encore davantage pour les forces de l’ordre, en armes, en protections, en véhicules, en équipements, en nouvelles technologies.

C’est un changement : ce changement, nous le portons. Chacun en est convaincu : comme tout pays confronté au terrorisme, l’effort que la France devra faire en matière de sécurité et de défense dans les cinq à dix ans qui viennent sera considérable, ce qui change d’ailleurs notre vision budgétaire. C’est pour cela qu’il fallait augmenter et donner de nouveau des moyens aux forces de l’ordre.

C’est ainsi, avec la loi que nous voterons demain, avec la possible révision constitutionnelle – si nous trouvons le moyen de nous mettre d’accord, ce dont je suis convaincu –, c’est ainsi que nous avancerons et que nous répondrons à toutes ces questions légitimes que vous posent nos compatriotes. Notre devoir, devoir impérieux, devoir sacré, c’est de répondre à nos compatriotes, en ayant en mémoire toutes les victimes qui sont tombées à cause du terrorisme.

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