Intervention de André Schneider

Réunion du 20 janvier 2016 à 8h30
Commission des affaires européennes

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaAndré Schneider :

Vous nous confortez, monsieur Grosset, madame Geng, dans nos positions. Député du Bas-Rhin, donc frontalier, Strasbourgeois, je me suis beaucoup penché sur ces questions. Nous avons été frappés, à l'origine, par le syndrome du plombier polonais – le secteur du bâtiment requiert en effet un nombre important d'employés, devant travailler aux prix et dans les conditions que vous avez rappelés, et nous avons été quelque peu envahis.

J'aborderai un autre secteur en évoquant le problème des abattoirs de Munich. Avec plusieurs collègues, je me suis rendu sur place. Nous avons constaté que les employés étaient des intérimaires roumains payés entre trois et quatre euros par heure, logés dans des carcasses de voitures et je me souviens de certains reportages télévisés, y compris sur France 3 Alsace, dans lesquels les travailleurs en question affirmaient – les y a-t-on poussés ? Je l'ignore – qu'ils étaient, tout compte fait, plus heureux ici que chez eux. Lorsque nous avons évoqué les conditions d'hygiène, les employeurs nous ont aussitôt arrêtés : « Nous sommes en Allemagne, monsieur ». Il y avait des vestiaires, des douches et, avant d'aller au boulot, on leur donnait ce qu'il fallait pour que tout soit conforme aux conditions d'hygiène. Vous imaginez le plaisir des éleveurs de porcs alsaciens, sans parler des amis bretons venus nous rejoindre…

Aussi faisons-nous nôtres toutes vos conclusions. Nous avons déjà travaillé, en commission, sur le sujet et auditionné certains représentants de nos partenaires européens. Nous sommes tous d'accord pour que la directive soit révisée. Reste un détail : il ne faut pas oublier que le triangle de Weimar compte certes la France et la Pologne mais aussi l'Allemagne. Or dans l'affaire des abattoirs de Munich, c'est bien l'Allemagne qui était concernée.

Nous n'avons pas de question à vous poser mais plutôt à approfondir avec vous l'examen de celle posée.

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