Intervention de Antoine Fabre

Réunion du 26 janvier 2016 à 16h30
Délégation de l'assemblée nationale aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes

Antoine Fabre, avocat spécialisé en droit pénal :

Je trouve dommage que vous n'ayez pas invité l'avocat du mari défunt de Mme Sauvage, car il aurait été intéressant de connaître sa position. La pensée univoque gêne l'avocat pénaliste que je suis. On nous présente M. Marot comme un violeur, mais il n'a pas été condamné pour viol. Peut-on entendre qu'une personne reste présumée innocente jusqu'à ce qu'elle ait été condamnée pour les faits qui lui sont reprochés ? À chaque fois que des affaires suscitent l'émotion, est-on obligé de considérer que la thèse d'une des parties est l'extrême vérité ?

Deuxième point : la présence de référents dans les commissariats et les gendarmeries pour écouter les femmes battues est indispensable. La priorité est celle-là, et non de raisonner philosophiquement sur des concepts. Ces femmes n'ont pas l'accueil qu'elles méritent. J'ajoute qu'il est très compliqué d'obtenir un téléphone grand danger, or c'est la rapidité de l'intervention qui peut sauver des vies.

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