La ministre de l'environnement, Ségolène Royal, est confrontée au principe de réalité. La loi relative à la transition énergétique fixait deux objectifs importants : la baisse des émissions de CO2 et celle de la part du nucléaire dans la production d'électricité. Les atteindre me semble une mission impossible : il faudra trancher pour tenir au moins un des deux engagements. La possibilité d'une prolongation de dix années supplémentaires des réacteurs nucléaires, annoncée par la ministre il y a quarante-huit heures, représente une piste. On envisage l'arrêt prochain du réacteur de Fessenheim ; cette centrale pourrait-elle voir sa durée de vie prolongée de dix ans ?
Laurent Furst soulignait tout à l'heure la nécessité d'organiser un référendum sur la question ; que pourrait-on dire, en matière de sécurité nucléaire, à ceux qui seront consultés sur le sujet ?