Intervention de Catherine Beaubatie

Séance en hémicycle du 29 mars 2016 à 15h00
Questions sur le financement des infrastructures de transports

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaCatherine Beaubatie :

Monsieur le secrétaire d’État, la route constitue pour la majorité de nos concitoyens l’infrastructure de transport la plus utilisée. L’activité économique est elle aussi encore très largement tributaire de la route, non seulement pour les échanges de biens et de marchandises, mais aussi pour la bonne santé du secteur des travaux publics dont les difficultés sont connues de nous tous – les entreprises de ce secteur dépendent aux deux tiers de la commande publique, et aujourd’hui, l’enjeu est le maintien de nombreux emplois.

Sans remettre en cause, bien évidemment, les orientations d’une politique de transport durable intégrant pleinement des modes de déplacements plus économes en ressources, l’entretien, la modernisation, la sécurisation et l’aménagement du réseau routier restent indispensables.

Or, de fortes inquiétudes s’expriment sur le devenir d’un grand nombre de nos axes routiers nationaux. Dans mon département, la Haute-Vienne, les nationales sont des axes autant utilisés par les poids lourds nationaux, et surtout internationaux, que par les voitures. Je pense particulièrement à la RN147 reliant Limoges à Poitiers via Bellac, très congestionnée, peu voire pas sécurisée sur plusieurs kilomètres, et dont la mise à deux fois deux voies tarde à se concrétiser. Je pourrais aussi évoquer la RN145.

En 2013, j’étais rapporteure du projet de loi portant diverses dispositions en matière d’infrastructures et de services de transports. Je reste persuadée que, malgré les contraintes budgétaires que nous connaissons, le financement du réseau routier et, plus largement, des infrastructures doit rester une priorité du Gouvernement.

Monsieur le secrétaire d’État, comment l’État entend-il trouver des recettes nouvelles et pérennes pour l’AFIFT ? Ici, nous sommes encore un certain nombre à regretter l’abandon de l’écotaxe.

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