Certes, le pourcentage de femmes à l'Assemblée nationale a augmenté, mais elles ne sont toujours que 27 %, étant le plus souvent investies sur des circonscriptions non gagnables. Après l'alourdissement des pénalités financières, il sera difficile d'aller plus loin. Or si demain une femme ne se représente pas, faudra-t-il décider que la circonscription reste réservée à une femme ? Je suis députée de Loire-Atlantique depuis 1997, mais il serait légitime aussi d'alterner dans ma circonscription avec un homme – et inversement dans d'autres circonscriptions. Par conséquent, la solution réside dans le scrutin binominal aux élections législatives, faute de quoi on n'atteindra pas la parité réelle à l'Assemblée.
J'ajoute que, en deux cents ans, seules trois femmes ont été questeures de l'Assemblée nationale. Il faudrait qu'à chaque législature, au moins une femme soit nommée à cette fonction.