Nous avons entendu hier soir M. Jean Daubigny, président de l'Observatoire national de la politique de la ville (ONPV), qui a constaté la situation absolument catastrophique des femmes dans les quartiers face à la précarité. Je suis heureuse de pouvoir le citer, puisque nous avons évoqué cette question des discriminations dont souffrent les femmes. Je crois qu'il y a un travail énorme à faire dans leur direction.
On sait, entre autres, que très peu de femmes – 6 % – bénéficient des clauses d'insertion sociales mises en oeuvre. Pourtant, c'est une réelle possibilité d'accéder à un emploi. Comment analysez-vous ce phénomène ? Quels dispositifs pourrait-on mettre en place, par ce projet de loi, pour y remédier ?
Je reviendrai ensuite sur le curriculum vitae anonyme que nous avons testé dans le département de l'Essonne. Bien qu'il n'ait pas été généralisé, il était salutaire pour les femmes. En fait, l'expérience a montré que les femmes étaient davantage convoquées à des rendez-vous qu'auparavant. Ainsi, on a noté une progression de l'ordre de 16 % au conseil général de l'Essonne – je reconnais qu'il s'agissait d'emplois de fonctionnaires.
Toujours à propos des discriminations dont sont victimes les femmes, je voudrais parler de l'accès à la cantine scolaire – sujet sur lequel je crois que M. Roger-Gérard Schwartzenberg a déposé une proposition de loi. En effet, certaines municipalités mettent en avant le fait que certaines femmes ne travaillent pas pour refuser à leurs enfants une inscription à la cantine. C'est un cercle vicieux qui ne permet pas à ces mères de retrouver le chemin de l'emploi. Je voudrais avoir votre avis à ce propos.
Enfin, je vous rejoins tout à fait concernant le sexisme que l'on observe partout, sous forme de violences, de discriminations, et je pense qu'il faudrait absolument le nommer dans la loi.