Intervention de Jean-Michel Baylet

Séance en hémicycle du 14 juin 2016 à 9h30
Questions orales sans débat — Statut des offices de tourisme communaux

Jean-Michel Baylet, ministre de l’aménagement du territoire, de la ruralité et des collectivités territoriales :

Monsieur le député, la loi NOTRe inscrit la compétence « promotion du tourisme dont la création d’offices de tourisme » parmi les compétences obligatoires des communautés de communes et des communautés d’agglomération, au plus tard le 1er janvier 2017.

Afin d’assurer le maintien de services de promotion touristique au sein des communes faisant l’objet d’une labellisation, la loi NOTRe a introduit des dispositions spécifiques pour les communes labellisées « commune touristique » ou « station classée de tourisme », catégorie qui inclut les stations thermales. Elles verront leur guichet touristique préservé par transformation en bureau d’information de l’office de tourisme intercommunal.

Par ailleurs, une dérogation permet aux établissements publics de coopération intercommunale – EPCI – de maintenir dans les stations classées de tourisme une structure juridiquement autonome, dotée de la personnalité morale mais faisant désormais l’objet d’une gestion intercommunale.

Concernant la mutualisation des moyens et des ressources de ces offices de tourisme distincts, les EPCI et les conseils municipaux des communes membres régleront, par délibérations concordantes, les questions de transfert de biens et d’équipements accompagnant le transfert de compétences. Les contrats liant les communes dans le cadre d’actions de promotion touristique seront exécutés dans les conditions antérieures jusqu’à leur échéance, sauf accord contraire des parties bien sûr.

Les EPCI auront la possibilité de créer un ou plusieurs offices du tourisme intercommunaux, y compris en lieu et place d’un bureau d’information. Il leur appartiendra de fixer le statut juridique de ces offices. Dans le cas où les EPCI décideront de conserver un office de tourisme existant, il sera nécessaire de modifier sa gouvernance au profit d’élus intercommunaux.

Enfin, en matière de fiscalité, le transfert de la compétence « promotion du tourisme dont la création d’offices de tourisme » n’emporte pas le transfert aux EPCI de la taxe de séjour, dont le régime n’a pas été remis en cause. L’article L. 5211-21 du code général des collectivités territoriales permet en effet aux EPCI d’instituer la taxe de séjour forfaitaire, y compris après le 1erjanvier 2017, sur le territoire des communes n’ayant pas institué la taxe ainsi que de celles qui l’ont déjà instituée mais qui ne s’opposeraient pas à une instauration à l’échelle intercommunale.

Au-delà, monsieur le député, le Gouvernement est prêt à régler certains types de problèmes bien identifiés, le Premier ministre les a évoqués. Nous proposerons dans le cadre du projet de loi montagne une dérogation spécifique au transfert prévu par la loi NOTRe. Ainsi, si le Parlement adopte cette disposition, les communes situées dans une zone de montagne, classées au 1er janvier 2017 ou en instance de classement, pourront délibérer pour décider de conserver leur office de tourisme communal.

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