L'examen du titre III du projet de loi nous fournit l'occasion de dire combien ce texte s'est nourri de mois de dialogue, de discussions et d'échanges avec les associations d'éducation populaire comme avec les professionnels et les militants de la politique de la ville.
Au cours du second conseil interministériel consacré à l'égalité et à la citoyenneté, l'idée fut lancée de nommer des délégués du Gouvernement qui puissent répondre à des problèmes d'insécurité, de pauvreté ou de développement économique qui se posent dans des zones à cheval sur plusieurs territoires, où plusieurs dispositifs et champs de compétence s'entremêlent. Les délégués du Gouvernement sont alors en position de faire un travail de dentelle à l'échelle d'un territoire, selon des méthodes éprouvées à Valenciennes et bien connues du ministre à ce titre, en mettant tout le monde autour de la table – agences régionales de santé, police, associations, ANRU, élus locaux…
Je ne crains pas de dire que cet amendement apportera une véritable révolution dans la capacité de mise en oeuvre des politiques publiques.