L'Europe connaît des crises multiples, qu'il s'agisse de la crise économique et financière dont nous sortons et qui a mis la monnaie unique à l'épreuve, ou de la crise migratoire très importante qui n'a pas reçu de réponses suffisamment rapides. Il y a sur la table toute une série de propositions sur l'union économique et monétaire, que le Président de la république a évoquées lors de sa conférence de presse du 14 juillet dernier.
Même si les questions de sécurité et de défense sont présentes, il faudra continuer à avancer sur l'union économique et monétaire.
La question est double.
- on ne peut avancer que si la France elle-même intègre un certain nombre de considérations, qui sont celles de l'Allemagne. Il existe deux visions assez éloignées : celle, française, de solidarité et de mutualisation, et celle, allemande, de responsabilité. Comment arriver à concilier ces deux visions ? La France éprouve des difficultés à avancer sur un terrain de réformes – comme le montre la contestation de la loi sur le travail – qui est pourtant la seule perspective ;
- le couple franco-allemand s'est beaucoup distendu ces dix dernières années, avec des stratégies économiques et des performances économiques différentes. En France, il y a un complexe d'infériorité et une méfiance vis-à-vis de l'Allemagne. En Allemagne, il existe une méfiance cristallisée autour de la crédibilité de la France à faire un certain nombre de choses. Comment surmonter ces blocages ?