Il en va ainsi pour les généralistes que nous sommes.
Ces excellents amendements sont issus de la proposition de loi de Brigitte Allain visant à favoriser l’ancrage territorial de l’alimentation, qui a été votée dans cet hémicycle, à l’unanimité, le 14 janvier 2016. Des amendements similaires ont été déposés par Hervé Pellois, ce qui témoigne d’une certaine synergie.
Comme l’a très bien expliqué Mme Allain, nous sommes confrontés à une demande croissante en matière de qualité et de sécurité alimentaires, qui passe par la proximité. On le voit bien lors des réunions de parents consacrées à la cantine : ils demandent de plus en plus de produits de qualité, souvent bios, et de proximité.
De nombreuses expérimentations sont menées à l’heure actuelle, tant dans les cantines scolaires des municipalités que dans celles des lycées ou des collèges. Une alimentation de proximité est de plus en plus recherchée, à tous les niveaux. Comme cela a été dit, il s’agit tout d’abord de diminuer le bilan carbone de notre alimentation.
Ensuite, ce type d’alimentation favorise les agriculteurs qui réussissent à cultiver des produits à haute valeur ajoutée, comme des légumes, sur des surfaces peu étendues. L’agriculture localisée est donc en train de se développer, parallèlement à d’autres formes d’agriculture.
Enfin, les agriculteurs sont de plus en plus nombreux à se convertir au bio – en particulier dans l’élevage laitier –, ce qui rend l’approvisionnement plus aisé.