M. Vercamer est là pour cela, monsieur Chassaigne ! (Sourires.)
Vous faisiez référence à notre président de groupe. Ma grand-mère, qui a eu cent ans il y a quinze jours, dit toujours : « Quand la chèvre est attachée, elle n'a plus qu'à brouter. » Pour ma part, je n'ai jamais accepté d'être attaché.
Pour en venir à votre proposition, il est certain que nous pourrions y réfléchir, mais elle concerne non pas les choix structurants de formation mais le choix de la façon d'assurer les formations, ce qui relève des entreprises même si la mesure concerne les salariés. Je ne suis donc pas sûr que ce soit la bonne façon de répondre à une difficulté que nous rencontrons en matière de formation professionnelle.
Pour ma part, je me méfie toujours de ceux qui préconisent de commencer par lutter contre les gaspillages avant de se pencher sur le sort des salariés : qui veut noyer son chien, l'accuse de la rage.
Je concède qu'il faille mettre de l'ordre dans les organismes de formation, certaines formations proposées n'étant pas acceptables. Mais la solution réside davantage dans la régulation, notamment par la puissance publique. Il revient aux régions de s'assurer que les formations sont de qualité plutôt que de créer une nouvelle procédure d'information-consultation. C'est la raison pour laquelle la commission a repoussé votre amendement, monsieur le député.