Olivier Faure a eu raison d'appeler notre attention sur la question de la démocratie émotionnelle, ou plébiscitaire. Il a avancé un certain nombre de propositions qui illustrent la qualité de nos débats.
Je voudrais dire à M. Collard que j'ai été surpris. J'ai eu d'abord un petit moment d'espoir, quand vous avez fait une description de la démocratie médiatique dans des termes péjoratifs : vous avez raison de ce point de vue-là. Mais je dois dire qu'en cinq minutes, réussir à faire cette description inquiétante – que je partage en partie – de la démocratie médiatique pour finir par vous adresser aux caméras plutôt qu'aux représentants du peuple, c'est tout de même un exploit un peu rare ! Vous me permettrez de m'interroger sur la cohérence de la démonstration. (Applaudissements sur les bancs des groupes SRC et écologiste.)
Je veux dire à Jacques Valax, qui est depuis le début un acteur passionné de ce débat, que j'ai retrouvé aujourd'hui l'acteur passionné, à travers sa démonstration elle aussi passionnée par laquelle il regrette qu'on ne discute pas aujourd'hui d'une loi organique qui porterait sur un autre point important, que nous avions porté ensemble. Cela nous ramène à la réalité de notre débat : une loi organique destinée à la mise en oeuvre de l'article 11, ce qui limite nos possibilités.
Je remercie chacun d'avoir contribué à un débat qui, je pense, permettra effectivement de parvenir, comme l'a dit M. Denaja, à la concrétisation d'un nouveau droit. (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC.)