Nous assumons de demander aux détenteurs des plus hauts revenus et des patrimoines les plus importants un effort de solidarité exemplaire, à travers la réforme de l'ISF ou la contribution exceptionnelle de 75 % au-delà d'un revenu de un million d'euros par an. (Exclamations sur les bancs du groupe UMP.)
Nous saluons le rétablissement de la progressivité de l'impôt. Il faut répéter sans cesse que 80 % du rendement de la réforme fiscale repose sur 1 % des ménages les plus aisés. Répéter sans cesse, et nous le ferons, qu'au terme de cette réforme, 4,1 millions de foyers fiscaux verront leurs impôts augmenter, ce qui n'est pas une marque d'infamie, tandis que 8,5 millions de foyers fiscaux, soit plus du double, bénéficieront d'un allégement fiscal.
Je veux parler des catégories populaires, des petits retraités, des millions de familles non imposables à l'impôt sur le revenu que la précédente majorité n'avait aucun scrupule à taxer, alors même qu'elles ne bénéficiaient, par définition, d'aucun avantage fiscal.
Je veux aussi parler des classes moyennes dont la droite considère que les enfants n'ont pas la même valeur fiscale que la jeunesse dorée des quartiers huppés. (Exclamations sur les bancs du groupe UMP.)