Madame la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, la lenteur des procédures législatives et des navettes parlementaires a au moins un mérite, celui de montrer aux Français à quel point vous êtes dans l’impasse avec votre politique.
Cette impasse commence avec un grand i.
I comme improvisation, tout d’abord sur le principe même de votre texte sur la santé. Annoncé en 2012, ce projet de loi n’arrive qu’en seconde moitié de quinquennat et ses principales mesures, comme le tiers payant généralisé, sont si mal préparées que leur application est renvoyée après 2017.
I comme indifférence, à l’égard des terroirs, à l’égard des femmes et des hommes qui ont fait progresser leurs appellations, qui font le rayonnement international de la France et qui n’ont pas à être traités comme les empoisonneurs de notre jeunesse, et je salue le vote de la commission des affaires sociales.